On connaissait l’Ironman, version endurcie du triathlon, on devra désormais se familiariser avec le XTerra. Les trois disciplines (nage, vélo, course à pied) sont toujours présentes, mais déclinées dans un format plus proche de la nature, avec nage en eaux vives, VTT et trail. Les adeptes sont de plus en plus nombreux, à l’image de Lance Armstrong, qui a participé le week-end dernier aux Championnats du monde disputés à Hawaï.
Certains ne le savent peut-être pas mais Lance Armstrong a d’abord commencé le sport par le triathlon avant de devenir le champion cycliste que l’on connaît aujourd’hui, recordman du nombre de victoires sur le Tour de France avec sept titres à son actif. Une fois sa carrière achevée, le Texan a renoué avec sa première passion et même participé à des Ironman (3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42 km de course à pied). Mais depuis peu, l’Américain, qui a fêté ses quarante ans cette année, s’est pris de passion, comme beaucoup d’autres triathlètes et anciens cyclistes, pour le XTerra. Une discipline proche du triathlon mais aussi de la nature.
Apparu aux Etats-Unis au milieu des années 90, le XTerra fait de plus en plus d’adeptes chaque année Les championnats du monde 2011 se sont ainsi déroulés le week-end dernier à Maui, la deuxième plus grande île de l'archipel d'Hawaï, où Armstrong a pris la 23e place (sur plus de 600 participants dont 39 professionnels) à l’issue des 1,5 km de nage en eaux vives, 29,5 km de VTT et 9,8 kilomètres de trail (course à pied sur terrain accidenté). Il a terminé à dix minutes du vainqueur, l’ancien vététiste professionnel autrichien, Michael Weiss, qui s’est imposé en 2h27.
En France, la discipline a aussi ses fans et ses spécialistes, à l’image de Nicolas Lebrun, vainqueur il y a un mois du XTerra USA à Snowbasin dans l’Utah, avant de prendre la treizième place des Mondiaux le week-end dernier. Chez les dames, Marion Lorblanchet fait partie du gratin mondial, comme le prouve sa troisième place à Hawaï en 2010 puis sa deuxième place en 2011, derrière l’Ecossaise Lesley Paterson. Si la discipline n’a pas encore été reconnue par la Fédération française de triathlon, elle s’y intéresse de près devant le succès de cette dernière, qui concilie à merveille les amateurs d’efforts et de sensations fortes, mais aussi les amoureux de la nature.
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