La saison cyclo-sportive est de retour ! Pour cette occasion, le directeur des courses grand public d’Amaury Sport Organisation (ASO), Joël Lainé, est revenu pour nous sur les moments forts de cette année 2012 avec au programme les deux étapes du Tour de France et Paris-Roubaix Challenge. Mais il a également évoqué l’intérêt d’autres pays pour l’organisation d’une telle épreuve "et pourquoi pas le Qatar ou le Sultanat d’Oman dans les années à venir".
Dans quel état d’esprit abordez-vous cette nouvelle saison cyclo-sportive ?
Avec confiance car nous avons su tirer les enseignements des quelques problèmes que nous avons pu rencontrer la saison dernière notamment sur le Paris-Roubaix Challenge. Il se trouve que les premiers contacts avec les gendarmes sont plutôt encourageants puisqu’ils nous ont donnés l’autorisation de pouvoir mettre cette épreuve sur une route fermée avec la présence de la Garde Républicaine pour escorte les pelotons.
Quels vont être les moments forts de cette saison ?
Cela débutera le 1er avril lors de Paris-Roubaix Challenge avant la première étape du Tour de France 2012 entre Albertville-La Toussuire le 8 juillet. Après c’est la deuxième étape entre Pau et Bagnères-de-Luchon, le 14 juillet prochain. Mais chaque événement est important pour nous car nous mettons autant de passion afin que ces événements grands publics soient livrés le mieux possible vis-à-vis de nos concurrents ainsi que de nos partenaires.
Quels sont les objectifs fixés par Amaury Sport Organisation (ASO) ?
On espère avoir 10 000 coureurs sur les deux étapes du Tour de France. Nous attendons également 3 000 cyclistes sur Paris-Roubaix Challenge. Nous avons limité le nombre d’inscriptions afin de voir si cela peut tenir sur les pavés du Nord. Mais si tout se passe bien, nous pourrons augmenter le nombre de participants dans les années à venir. Pour l’instant, nous préférons rester prudents.
“Un coup de booster pour l’économie locale“
Quel plan média est-il mis en place pour le développement des cyclo-sportives au sein d’ASO ?
Lorsque les inscriptions vont être ouvertes dès la fin du mois de novembre, il y aura la plateforme ASO Challenge, des pages de publicité dans la presse seront déclenchés pour faire connaître nos courses au grand public.
Dans cette optique, vos partenaires sont-ils ouverts à la tenue de ces épreuves ?
Nous avons un certain nombre qui sont fidèles et des exposants que nous pouvons retrouver sur les villages cyclo-sportives mais aussi sur les villages de nos épreuves running. Il y a une certaine complicité qui s’est instaurée entre certains partenaires et les organisations d’ASO dans les événements grands publics.
Y-a-t-il des retombées économiques pour les villes organisatrices ?
Un cahier des charges est donné aux villes pour mettre en place un certain nombre de prestations à caractère technique. Nous demandons une participation financière aux villes départs et arrivées pour participer à l’organisation de cette épreuve. Nous générons des retombées économiques pour ces villes et qui sont demandeuses d’une organisation d’une telle épreuve compte tenu du coup de booster que cela peut apporter à l’économie locale.
“D’autres pays semblent intéressés“
Dans les années à venir, allez-vous ajouter de nouvelles courses au programme ?
On doit rester mesurés car il ne faut pas trop souvent solliciter les forces de gendarmerie sur le territoire national. Mais les deux étapes du Tour de France et Paris-Roubaix Challenge semblent être un objectif atteint pour l’instant. Mais nous avons des objectifs à l’international où nous envisageons d’organiser une cyclosportive sur la Vuelta. Nous avons l’étape Argentina et Liège-Bastogne-Liège et d’autres pays seraient intéressés dans le futur pour organiser ce genre de course.
Avec le développement à l’International, le Qatar pourrait-il faire une demande pour organiser une cyclo-sportive ?
Ce n’est pas à l’ordre du jour mais pourquoi pas. Si demain, il y avait une demande identifiée de la part des autorités du Qatar ou du Sultanat d’Oman, cela pourrait se réaliser.
Enfin, avez-vous un bon retour de la part des coureurs ?
On n’a pas énormément de critiques mais vous aurez toujours des mécontents. Mais la majorité a un avis positif. C’est le plus important.
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