Publié par Francois Tesson le 10 juin 2012 à 11h54

Filer la pompe

L'expression de la semaine

Lors de Paris-Roubaix 2010, Fabian Cancellara avait écrasé la concurrence. (Reuters)

Filer la pompe

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Le jargon du cyclisme est souvent fleuri et très imagé. De nombreuses expressions circulent dans le peloton pour décrire des faits de course ou des comportements, sans qu’elles soient compréhensibles par le commun des mortels.Cyclisme-Mag vous propose un petit glossaire, avec cette semaine "Filer la pompe".

Définition: Synonyme d'écoeurer son adversaire. Lorsqu'un coureur, dans un grand jour, écrase la course d'un style aérien, alors que ses adversaires ont du mal à suivre, et font beaucoup d'efforts, ces derniers sont écoeurés, comme s'ils avaient crevé.

Il y a plusieurs façons d'écraser une course. Mark Cavendish le fait au sprint. Lorsqu'il est bien emmené, le Britannique du Team Sky est pratiquement imbattable, et peut se permettre de se retourner et de toiser des rivaux. Dans les arrivées en côte, ou sur les monts belges, les Philippe Gilbert (cru 2011) et Joaquim Rodriguez se montrent souvent intouchables.

Mais on se souvient aussi de la domination de Tom Boonen cette année sur les pavés de Paris-Roubaix. Le Belge a réalisé un véritable numéro, dans le même style de celui qu'il avait subi deux ans plus tôt face à Fabian Cancellara. Impressionnant vainqueur du Tour des Flandres, après avoir déposé Boonen dans le Mur de Grammont, le Suisse avait récidivé dans l'Enfer du Nord.

Au plus fort de la bataille, Spartacus, assis sur sa machine, a fait parler la poudre pour ''filer la pompe'' au pauvre Bjorn Leukemans, qui avait levé le bras en signe de dépit en voyant le TGV de Berne s'éloigner. Une démonstration si impressionnante qu'elle avait fait naître le fantasme du vélo électrique de Cancellara...

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