Publié par Morgan Besa le 11 juillet 2012 à 20h35

Wiggins: "Je mérite d'être là"

Tour de France

Bradley Wiggins se défend contre les accusations de dopage. (Reuters)

Wiggins: "Je mérite d'être là"

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L’attaque de Vincenzo Nibali dans la descente du col du Grand Colombier ne lui a pas fait perdre sa sérénité habituelle. Bradley Wiggins a franchi sans encombre l’écueil de la première étape de montagne et reste plus que jamais leader du Tour de France 2012. Wiggo en a profité aussi pour faire une petite mise au point sur les accusations de dopag

Vu le scénario d’aujourd’hui, abordez-vous les autres étapes avec anxiété ?

Non, je ne suis pas trop anxieux, on savait ce qui nous attendait. C’est normal qu’il y ait des attaques contre le maillot jaune. Ça serait même triste, si ça ne se passait pas. C’est ce qui fait la grandeur du Tour. Les jours qui viennent, s’annoncent toutefois très difficiles.

Vous avez un peu perdu vos nerfs mardi lorsqu’on a fait des comparaisons entre l’US Postal et l’équipe Sky. Comprenez-vous que l’on puisse se poser des questions sur vos performances ?

Je comprends que l’on me pose la question, mais je n’ai pas le sentiment de devoir me justifier devant le monde entier. Je ne suis pas un coureur de merde qui arrive de nulle part. J’ai un palmarès, des titres olympiques. Il faut un gros moteur pour faire ce que j’ai fait. Je n’arrive pas de nulle part. Je n’ai pas du tout perdu mes nerfs, sinon la table ce serait retrouvé de l’autre côté de la pièce. Si je suis là, c’est qu’il y a du travail derrière. J’ai fais des efforts pour y arriver. Tout le monde fait son travail sur le tour. Vous, moi, ce n’est pas parce que j’ai le maillot jaune que je dois justifier des choses. J’ai travaillé très dur pour être là et je mérite d’être là. Que puis-je faire pour le prouver ? Je suis contrôlé plein de fois par l’UCI. Presque tous les jours, j’ai des tests d’urine et sanguins. Que puis-je faire d’autre ? Je suis juste un gamin qui vient de Londres et qui voulait faire du vélo et j’ai beaucoup travaillé pour ça.

Qu’avez-vous pensé de l’attaque de Vincenzo Nibali ?

Je m’attendais à ce qu’il fasse ça, il attaque toujours dans les descentes. On savait qu’il allait le faire. Je n’ai pas eu de sentiment de panique du tout, car il est parti tout seul à 30 km. C’était trop difficile pour lui d’y aller seul. Lui et Cadel sont les deux adversaires que l’on doit contrôler. Ce sont vraiment les plus dangereux, mais je ne sous-estime personne dans le top 10. Je me méfie de coureurs comme Menchov. Trois semaines, c’est très long. On n’est jamais à l’abri d’une mauvaise journée.  

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