Publié par François Quivoron, à Saint-Quentin (avec le service presse de Saur-Sojasun) le 5 juillet 2012 à 19h30

Simon: "On aurait pu aller au bout"

Tour de France

Julien Simon, en deuxième position derrière Pablo Urtasun, a cru à la victoire à Saint-Quentin. (Reuters)

Simon: "On aurait pu aller au bout"

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Membre de l’échappée du jour, Julien Simon a cru à la victoire lors de l’arrivée de la cinquième étape du Tour de France à Saint-Quentin. Mais le coureur de l’équipe Saur-Sojasun et ses trois compagnons ont été repris à moins de 500 mètres de la ligne. Pas de regret pour autant pour le jeune breton, qui va désormais se mettre au service de son leader Jérôme Coppel.

Julien, qu’avez-vous ressenti alors que vous jouiez la gagne sur une étape du Tour ?

Ce n’est pas différent des autres courses. Mais c’est plus important parce qu’on se dit que c’est quand même une étape du Tour et ça peut changer une carrière. Dans le dernier kilomètre, si on ne regardait pas, je pense qu’on aurait pu aller au bout. Ladagnous, c’est un pistard et il a voulu jouer un peu. Le Belge (Jan Ghyselinck, ndlr) a été malin aussi. Comme il était moins fort, il ne passait pas de gros relais, donc il nous a surpris. Quand j’ai vu qu’il partait, j’ai bien compris qu’il me manquait un petit quelque chose pour le suivre.

Avez-vous pensé à ce moment-là que Ghyselinck pouvait aller au bout ?

Au début oui, mais dans le faux plat, il a coincé, il était un peu juste. Je pense que c’était le coureur d’Euskaltel (Pablo Urtasun Perez, ndlr) le plus fort. Mais c’est comme ça. Ça me redonne quand même un peu le moral. J’ai connu un début de Tour difficile et j’espère que ça m’a remis dans le bon chemin pour la suite.

Vous vous sentiez mieux ce matin au départ ?

Oui, un peu quand même. Je me faisais tousser durant l’échappée pour me dégager la respiration. Mais je ne serai pas aller devant si ça n’allait pas mieux.

"Je manque encore de peps"

Comment s’est déroulée votre échappée ?

On avait le vent dans le dos et on s’est dit qu’on allait jouer un peu avec le peloton. A 30 ou 35 kilomètres de l’arrivée, on a lâché les chevaux. On s’est bien entendu en plus je trouve. Comme on avait le vent dans le dos, on était tout le temps à 50 km/h. Même si le peloton était à 60 km/h, il n’allait pas revenir comme ça. C’est vrai qu’on a commencé à y croire, surtout à cinq bornes, quand on avait encore 35 secondes d’avance. On a tout donné, pas de regret. C’est tout de même un peu décevant, parce que si je suis au top de ma forme, un final en bosse comme ça, c’est pour moi. Mais il y en aura d’autres.

Qu’est-ce qu’il vous a manqué précisément ?

Je manque encore de peps je trouve. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai pris des antibiotiques. Mais le Tour est long. On va continuer à bosser pour Jérôme (Coppel, le leader, ndlr), pour qu’il reste bien placé jusqu’à samedi.

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