Publié par Olivier Chauvet le 15 juillet 2012 à 20h31

Sanchez: "Je devais partir de loin"

Tour de France

Luis-Leon Sanchez vainqueur de sa quatrième étape sur le Tour, dimanche à Foix. (Reuters)

Sanchez: "Je devais partir de loin"

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Vainqueur de sa quatrième étape sur le Tour de France dimanche à Foix, Luis-Leon Sanchez a une nouvelle fois su faire preuve de sa mentalité de guerrier pour surprendre des coureurs de la trempe de Peter Sagan ou Philippe Gilbert. Modeste sur ses qualités, l’Espagnol de la Rabobank n’en demeure pas moins un champion de grande classe, qui s’épanouit en remportant ce type d’étapes, dites de moyenne montagne.

N’étiez-vous pas inquiet de la présence de Peter Sagan dans l’échappée ?

C’est sûr qu’avec un coureur comme lui dans le groupe, impossible de gagner. Il y avait aussi Philippe Gilbert qui est très difficile à battre. Mais avec mon coéquipier, on a mené le train dans l’ascension pour essayer de les distancer. Dans la descente, j’ai réussi à revenir sur les trois hommes de tête avec Gilbert. Je savais que j’avais une chance d’aller chercher la victoire si je démarrais de loin.

 

Vous avez beaucoup tenté avant de réussir sur ce Tour. Etiez-vous découragé ?

Oui, c’est vrai. Ces jours-ci, j’ai beaucoup été dans les échappées. A chaque fois, les choses ne tournaient pas au mieux pour moi. Je doutais un peu, mais aujourd’hui j’avais une idée derrière la tête. Je savais qu’il fallait attaquer, car cette étape me convenait à merveille. Quand j’ai vu Sagan et Gilbert, j’ai douté, mais j’ai de suite pensé qu’il fallait que je parte de loin pour les surprendre. J’ai eu cette chance. Pour le reste du Tour, s’il y a encore une possibilité, je tenterai de décrocher une nouvelle victoire d’étape.

 

Est-ce de bon augure avant les JO ?

C’est vrai que j’ai la course des JO en tête. Ma condition s’améliore et j ene ressens plus de douleurs au poignet après ma chute de la première semaine.

 

Pensez-vous pouvoir avoir des ambitions au classement général sur un Grand Tour ?

J’ai toujours eu du mal en haute montagne. Je m’améliore d’année en année, mais de là à penser pouvoir gagner un Grand Tour. Depuis Miguel Indurain, on mise beaucoup sur les coureurs espagnols au général, mais je n’ai pas forcément les jambes pour cela même si j’ai déjà fini dixième du Tour. C’est ma quatrième victoire d’étape, j’espère déjà pouvoir continuer sur cette lancée. 

 

Pourriez-vous avoir une plus belle carrière encore avec plus d’ambition ?

C’est difficile d’avoir la mentalité d’un coureur comme Sagan. Gagner, toujours gagner, peu de coureurs ont cette mentalité. Moi-même, à certains moments, j’ai peut-être manqué d’ambition, mais chacun a son caractère. Gagner, c’est très beau, mais cela demande aussi beaucoup d’efforts. J’envie parfois quelqu’un comme Sagan, qui a tant d’ambition.

 

La Movistar semble intéressée par votre profil. Etes-vous prêt à retourner en Espagne ?

Erik Breukink m’a donné ma chance chez Rabobank. Cc’était en plus un moment de ma carrière où je voulais partir à l’étranger. Je me sens très bien dans cette équipe et j’ai d’ailleurs prolonger mon contrat de deux ans avant le Tour. C’est un peu comme à la maison. La Movistar est une grande équipe, mais je me sens bien où je suis. 

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