Publié par François Tesson le 5 juillet 2012 à 17h39

Greipel, au finish !

Tour de France

L'Allemand a encore fait parler sa puissance. (Reuters)

Greipel, au finish !

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Fin d'étape animée sur les routes du Tour de France. Comme la veille, c'est André Greipel qui s'est imposé à Saint-Quentin en dominant en puissance Matthew Goss et Juan José Haedo, alors que Mark Cavendish ne termine que 5e. Gros regrets pour les échappés, repris à 150 mètres de la ligne, alors que le peloton a été désorganisé par une nouvelle chute dans le final, qui a retardé Peter Sagan.

André Greipel voulait battre Mark Cavendish, il l'a fait. Mercredi, après son succès à Rouen, l'Allemand refusait qu'on réduise sa victoire à l'absence dans le sprint de son ancien coéquipier, projeté à terre par une chute collective à 3 kilomètres de l'arrivée. Cette fois, le Britannique (5e) était bien présent dans l'emballage final, mais il n'a pu que rester spectateur de la nouvelle démonstration de puissance de son rival, vainqueur pour la 15e fois cette saison pour égaler le total de Peter Sagan.

Sagan, justement, était le grand absent du sprint du jour. Le Slovaque a été pris dans une nouvelle chute qui s'est produite, encore, à trois kilomètres de la ligne, au moment où les équipiers des leaders laissent le champ libre aux sprinteurs. Ceux-ci ont encore beaucoup frotté, et c'est Tyler Farrar qui a été projeté violemment à terre, emmenant Sagan et d'autres coureurs dans son sillage. De ce tumulte, c'est les quatre fuyards du jour qui ont failli en profiter. Ghyselinck, Simon, Ladagnous et Urtsasun ont bien failli réaliser le hold-up de ce début de Tour. Mais il a manqué quelques secondes, et sans doute pas mal de forces, à l'Espagnol, dernier repris à 150 mètres du but, après une dernière ligne droite en faux-plat montant.

C'est aussi et sans doute ce final exigeant qui a coûté la victoire à Matthew Goss, qui a lancé le sprint à 200 mètres de l'arrivée avant de coincer et voir Greipel lui souffler le bouquet. "Le sprint démarrait tard et j'étais un peu inquiet en entendant parler de la chute de Farrar, a expliqué le vainqueur du jour au micro de France 2. Avec les autres membres de mon équipe, on a bien coopéré. C'était vraiment difficile, ça montait, et j'ai réussi à trouver encore un peu d'énergie. Cavendish était dans ma roue, je suis très content. Gagner sur le Tour, c'est quelque chose d'exceptionnel." Mais de plus en plus commun pour Greipel, qui confirme qu'il est bien l'un des tous meilleurs sprinteurs du peloton.

Le coureur de l'équipe Lotto-Belisol peut même désormais rêver du maillot vert. "On n'a pas vraiment étudié cette question, je voulais gagner une étape. Ça va être difficile, car Mark (Cavendish) sera toujours là", tempère tout de même l'Allemand, qui pense sans doute déjà la prochaine arrivée à Metz, également promise aux sprinteurs.

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