Principal adversaire de Cavendish dans les sprints, André Greipel a profité de la chute du Britannique pour remporter ce mercredi la quatrième étape du Tour de France à Rouen. Le coureur allemand de la formation Lotto a souligné le travail de ses équipiers, qui l'ont propulsé en tête à 200 mètres de la ligne d'arrivée. Il espère aussi retrouver Cavendish pour un sprint en bonne et due forme.
André, avez-vous vu la chute dans les derniers kilomètres ?
Non, je ne l'ai pas vue. A ce moment-là, je me trouvais déjà à l'avant du peloton avec l'équipe. J'espère qu'il n'y a pas de dégât pour les coureurs pris dans cette chute.
Pouvez-vous nous décrire ce sprint ?
Comme lundi (à Tournai, ndlr), on a fait un très gros boulot pour en arriver là. Mais aujourd'hui, on avait décidé d'attendre un peu plus longtemps pour mener la poursuite. Il fallait aussi s'économiser parce qu'Adam Hansen est blessé. Dans les derniers kilomètres, c'est Sieberg qui s'est mis devant moi et qui a fait tout le travail, avec des relais très longs et très appuyés. A 200 mètres de la ligne, je me suis retrouvé en tête et j'ai réussi à aller jusqu'au bout.
Aviez-vous une idée des sprinteurs qui étaient présents pour la victoire ?
Non, j'étais vraiment concentré sur ma course et sur Henderson, le coureur qui était devant moi. Je n'avais pas à m'occuper des autres sprinteurs. Si on respectait le plan mis en place, on avait de très fortes chances de s'imposer.
Aviez-vous plus de pression après avoir manqué la victoire à Tournai ?
Non, je n'ai pas de pression. Au regard de ce qu'on avait fait jusque-là, je savais qu'on pouvait décrocher la victoire et on la voulait vraiment. Ce qu'il fallait, c'est essayer à nouveau et c'est ce qu'on a fait aujourd'hui. C'est sûr qu'il existe toujours un peu de pression, qu'on se met soi-même, mais aucune venue de l'extérieure. J'avais de bonnes sensations, le reste de l'équipe aussi.
"J'ai montré que je pouvais lutter avec Cavendish"
Pouvez-vous comparer cette victoire avec celle décrochée l'an dernier sur le Tour ?
L'année dernière, c'était quelque chose de différent. C'est vrai que j'avais battu Cavendish, mais c'était ma première victoire sur le Tour, c'était quelque chose de particulier. Cette année, l'émotion est très forte aussi. Parce que c'est un travail d'équipe et nous sommes vraiment neuf amis dans cette équipe. C'est très important. L'équipe me soutient.
Pouvez-vous justement décrire cette amitié qui existe dans l'équipe ?
Si vous lisez le blog que j'écris à l'occasion de ce Tour de France, vous pourrez comprendre l'ambiance qui règne dans l'équipe. C'est vrai, on est une famille. Chacun soutient l'autre, chacun est là pour aider. Et ça se ressent au quotidien, c'est très bon pour l'équipe. Personne n'a de problème. Et tout cela est fondamental pour bien marcher en course.
Selon vous, est-ce mieux de gagner avec ou sans Cavendish dans le sprint ?
Les chutes font partie de la course. Mais lundi, on a vu que je pouvais être compétitif. J'ai montré que je pouvais lutter avec lui et être à sa hauteur. J'espère qu'il n'a pas de blessure et qu'on pourra très vite se retrouver face-à-face pour disputer les sprints.
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