Publié par François Quivoron, à La Planche des Belles Filles le 7 juillet 2012 à 19h18

Froome: "Ce n'était pas prévu"

Tour de France

Froome a surpris Evans dans l'ascension vers la Planche des Belles Filles. (Reuters)

Froome: "Ce n'était pas prévu"

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L’équipe Sky a tout raflé ce samedi à la Planche des Belles Filles, arrivée de la 7e étape du Tour de France. Bradley Wiggins a endossé le maillot jaune, tandis que Christopher Froome a remporté la course et pris le maillot à pois. Le Sud-Africain est revenu en conférence de presse sur le déroulement de la dernière ascension.

Christopher, pouvez-vous nous décrire le mur final ?

Déjà, Richie (Porte) a fait un super boulot durant toute l’ascension. Il a mené un train d’enfer et ça a vraiment fait des dégâts. Il a rendu mon travail beaucoup plus facile. Puis j’ai pris le relais à deux kilomètres de l’arrivée. Ce dernier mur était vraiment très raide. A ce moment-là, j’avais Cadel (Evans) juste derrière moi et je pensais qu’il allait attaquer. L’important aussi était que Bradley (Wiggins) ne perde pas de temps. Et j’ai vu qu’il n’avait aucun problème, donc je me suis dit pourquoi ne pas placer une accélération. Les autres coureurs n’ont pas répondu et j’ai pu aller chercher la victoire. J’en suis vraiment très heureux.

Après votre victoire et votre belle performance sur la Vuelta l’année dernière, peut-on vous considérer comme un leader avec Wiggins ?

Non, pas cette année. Notre plan est clair depuis le début, c’est Bradley notre leader. Bien sûr pourquoi ne pas y penser dans le futur, dans une autre épreuve. Mais ce n’est pas le cas à l’heure actuelle.

Parlez-nous de la tactique mise en place par l’équipe Sky ?

On avait décidé de prendre la course en mains dès le départ. On pensait que la BMC allait le faire aussi. Pour nous, l’important était d’arriver lancé dans l’ascension finale. Au début, Michael Rogers et Richie Porte ont imprimé le rythme, puis ils m’ont laissé la place à deux kilomètres de l’arrivée. Au départ, ce n’était pas prévu qu’on aille chercher la victoire d’étape. Mais une opportunité s’est présentée et je l’ai saisie. Ça ne mettait pas Bradley en danger pour le classement général. Une attaque a suffi pour gagner. Les BMC doivent être contents aussi je pense, parce que Cadel était bien, il n’a pas perdu de temps. Si leur objectif était de nous prendre du temps, là c’est autre chose. Il faut leur poser la question.

Evans n’a pas réagi à votre attaque. Selon vous, c’est parce qu’il ne voulait pas ou parce qu’il ne pouvait pas ?

Très honnêtement, c’est parce qu’il ne pouvait pas. Dans la portion plate avant le dernier mur, il est venu à ma hauteur et je pensais qu’il allait placer une attaque. Mais quand j’ai accéléré, il n’a pas réagi parce qu’il n’avait pas les jambes aujourd’hui. Mon attaque n’était pas très forte et s’il avait eu les jambes, il aurait pu me suivre facilement. Je pense que les choses sont assez claires maintenant : le classement va se jouer entre Cadel et Bradley.

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