Publié par Regis Aumont le 11 juin 2012 à 15h28

Nibali laisse planer le doute

Route

Vincenzo Nibali a encore du pain sur la planche avant le départ du Tour 2012. (Reuters)

Nibali inquiète avant leTour

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Cité parmi les prétendants au podium du Tour de France 2012, Vincenzo Nibali n’a pas passé un test concluant sur les routes du Critérium du Dauphiné. L’Italien, incapable de suivre les meilleurs dans les ascensions, se veut pourtant rassurant.

Cadel Evans, Andy Schleck, Bradley Wiggins, Vincenzo Nibali, Jürgen Van den Broeck, Samuel Sanchez, Denis Menchov… Les candidats au podium du prochain Tour de France étaient en nombre la semaine dernière sur le Critérium du Dauphiné. Parmi ceux-là, outre le cadet des Schleck, Nibali a montré des signes inquiétants de méforme à moins d’un mois du départ de la Grande Boucle à Liège, le 30 juin. L’Italien, vainqueur de Tirreno-Adriatico et aux avant-postes sur Milan-San Remo (3e) et Liège-Bastogne-Liège (2e) plus tôt dans la saison, a terminé l’épreuve à la 28e place, à près d’un quart d’heure de Wiggins.

Son pain noir, le «requin de Messine» l’a mangé samedi dans l’étape vers Morzine quand il s’est montré incapable de suivre les meilleurs dans l’ascension de Joux-Plane. "Je ne sais même pas comment me l’expliquer, avait-il réagi samedi soir, une fois passé la ligne d’arrivée neuf minutes après les meilleurs. Je me suis rassis sur ma selle quand j’ai vu que je ne pouvais pas les suivre. J’ai poursuivi à mon rythme, comme si j’effectuais une séance d’entraînement." S’il préférait parler de jour sans, le Sicilien n’a pas pour autant refait surface le lendemain, achevant l’ultime étape plus de deux minutes après les cadors pour terminer l’épreuve à une aussi surprenante que décevante 28e place.

"Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive, prévient Nibali, en difficulté depuis le mois de mai, lors du Tour de Californie notamment. L’an dernier sur le Tour du Trentin je n’étais pas bien, cela ne m’avait pas empêché de me sentir beaucoup mieux sur le Giro (qu’il avait terminé 2e, ndlr). J’ai foi en mes capacités." A moins de 20 jours du départ du Tour de France, sur lequel il a tout misé cette année au point de faire l’impasse sur le Giro, le leader de la Liquigas – qu’il devrait quitter à la fin de l’année -, ne panique pas. "Je ne suis pas inquiet, précise-t-il. Je sais qu’il reste encore beaucoup de temps. Je vais devoir retourner m’entraîner dans les cols et travailler un peu plus dur. Ce n’est pas comme si j’étais en crise aujourd’hui, je ne me sens juste pas bien." Et l’Italien de conclure : "Je préfère m’être mal senti ici que sur le Tour." Une façon, sans doute, de se rassurer.

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