Publié par Francois Tesson le 4 juin 2012 à 18h38

Le mystère Schleck

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Andy Schleck n'a pas l'allure d'un futur vainqueur de Tour de France en ce moment. (Reuters)

Le mystère Schleck

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Trois. C'est le faible nombre de victoires décrochées cette saison par l'équipe RadioShack-Nissan. La formation des frères Schleck déçoit de semaine en semaine. Et Johan Bruyneel s'en prend directement à ses leaders.

Un an et demi après sa création, le projet Leopard, porté par les frères Schleck et leur mécène Flavio Becca, n'a pas révolutionné le cyclisme, loin de là. Malgré la fusion avec RadioShack en début d'année, les hommes désormais dirigés par Johan Bruyneel ne règnent pas sur les classiques ou les grands tours, comme leur effectif gargantuesque pourrait le leur permettre. Pire, les RadioShack-Nissan n'arrivent même plus à peser dans ces courses.

Retraçons le fil de ce début de saison 2012. Tout avait plutôt bien commencé pour la formation luxembourgeoise, avec les victoires de Fabian Cancellara sur les Strade Bianche et sur le chrono de Tirreno-Adriatico. Mais depuis la chute du Suisse sur le Tour des Flandres, qui l'a privé de la suite de la saison des classiques, les ennuis ont débuté pour les RadioShack. Car il a fallu attendre début juin, et le Tour du Luxembourg remporté par Jakob Fuglsang, pour voir arriver le troisième bouquet. Durant les Ardennaises, les frères Schleck, pour ne citer qu'eux, ont été hors du coup. Sur le Giro, Fränk, appelé à la rescousse (par punition?) pour pallier le forfait de Fuglsang, a déçu, n'allant même pas jusqu'au bout des trois semaine.

Depuis, Bruyneel s'en est pris à ses leaders ces dernières semaines. Il a même déclaré que Cancellara était le seul coureur assuré de disputer le Tour de France. Un sacré camouflet pour les frères Schleck, qui ont, cette année plus que jamais, axé leur saison sur la Grande Boucle. "Personnellement, si j'étais manager je n'essaierais pas de régler mes problèmes avec mes coureurs par voie de presse. Je discuterais des problèmes en interne. Peut-être que Bruyneel est mis sous pression par le sponsor, qui pourrait s'impatienter", a déclaré le vainqueur du Tour 2010 au Het Nieuwsblad. 102e du prologue du Dauphiné, Andy Schleck a expliqué cette contre-performance par un gros travail effectué en montagne. L'année où le Tour propose plus de 100 kilomètres contre-la-montre, le Luxembourgeois travaille ses qualités de grimpeur. Et lundi, lors de la 1ere étape du Dauphiné, il a lâché trois minutes dans un col de troisième catégorie. Vous avez dit bizarre ?

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